Street drawer !

Poste le 14 juin 2010 par admin

street-drawer02Rassurez-vous, ce n’est pas demain que vous devrez entrer, en guise de destination, mon nom dans votre GPS. Cette « vraie/fausse » plaque de rue est un cadeau de bienvenue qu’offre l’association « On a marché sur la bulle » aux auteurs qui foulent pour la première fois le festival de bande dessinée d’Amiens.

street-drawerExcellent festival auquel j’ai pu côtoyer certains auteurs dont je suis « une fervente groupie ».Des auteurs tel que Gradimir Smudja. Pour l’occasion des ex-libris de Koryu ont été édités et distribués aux potentiels acheteurs de l’album lors du festival.

street-drawer03La « tournée promo » s’achève gentiment. Pour les derniers amateurs de dédicaces, je serai encore au festival de Saint-Gilles en septembre, et au festival d’Arlon en octobre. Par la suite, je m’en retourne dans ma tanière pour produire de nouvelles choses.

Concernant les infos sur mes activités futures, j’ai participé à un autre collectif où vous pourrez apprendre des choses par ici.

Ci-dessous quelques dédicaces réalisées à droite et à gauche :

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Poste le 13 juin 2010 par admin

13juin2010

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Gueules et avarice

Poste le 7 mai 2010 par admin

orpheline

Ces derniers temps, j’ai été assez avare sur mes projets futurs. Non pas que ce soit le néant sur ma table de dessin, mais par superstition, je n’aime pas dévoiler la trame d’une histoire en élaboration tant qu’elle n’a pas trouvé acquéreur.

A la grande différence de Koryu d’Edo, qui était un projet intimiste brodé sur une histoire relativement simple, le projet futur est nettement plus ambitieux. Difficile donc de placer les éléments pour que le tout s’imbrique avec cohérence.

C’est sur les personnages que je bute ces derniers temps. Car il ne doit pas y en avoir trop afin de bien tous les développer, ni en avoir trop peu, en vue de créer des situations riches et denses. Il faut aussi leur écrire une histoire, pour donner de la profondeur, faire des recherches plus historiques pour jouer avec la connaissance collective du lecteur.

Comment ai-je imaginé les gueules de ces nouveaux protagonistes? D’abord quelques esquisses, je tape ensuite quelques lignes formant une fiche d’identité, faisant ainsi la connaissance du personnage né de mon coup de crayon. Je laisse mijoter, puis le profil se laisse manipuler avec évidence. Une chose à laquelle j’accorde une importance toute particulière dans ce projet, concerne l’origine culturelle du candidat.

A chacun sa recette…

orpheline-2orpheline-1orpheline-3

Ceux qui fréquentent le blog depuis ses débuts, connaissent le système des auteurs invités. Système consistant aux auteurs, à raconter sur le blog, leurs points de vue concernant leur propre mode créatif. Il y a longtemps que je n’avais pas eu d’invités, c’est le très talentueux Jérémy qui m’a fait le plaisir de faire un détour par ici. Il nous offre une explication très intéressante à propos des protagonistes de « Barracuda » : son premier album à paraître en octobre 2010 aux éditions Dargaud avec Jean Dufaux aux commandes du scénario.

Quand Jérémy donne vie à ses personnages

barracuda-2La création des personnages est probablement l’un des moments que je préfère dans le processus créatif de la bd. Dès la lecture du scénario, les idées me viennent assez vite. Mis à part si des détails graphiques dans le physique du personnage sont nécessaires à des fins scénaristiques, Jean Dufaux laisse bien souvent une entière liberté au dessinateur quant à leur design.Cependant, le challenge devient plus corsé quand les personnages sont nombreux, car il faut que chaque personnage soit reconnaissable à chaque case, et il n’est pas toujours évident pour un dessinateur de parvenir à cette diversité.

Outre le fait de varier la couleur des yeux et des cheveux, il devient dès lors important de varier les traits caractéristiques d’un personnage.Pour y parvenir, je m’en réfère à mes influences, bien souvent cinématographiques. Inutile non plus de reprendre un acteur trait pour trait. Mais comprendre une particularité d’un visage permet de pouvoir l’intégrer dans ses propres personnages afin de leur donner une personnalité.

Le mieux est encore d’expliquer avec des images, car chaque personnage a sa propre histoire graphique…

jeremy_barracudaVoici un premier exemple où j’ai repris une particularité de visage. J’avais remarqué dans Casino Royale, que Mads Mikkelsen n’avait pas de sourcils. Je me suis souvenu de cette particularité lors de la création du personnage de De La Loya, un noble espagnol au service de Sa Majesté le roi d’Espagne, lui conférant une certaine cruauté dans le regard. J’ai aussi pensé à son évolution graphique au long de l’histoire de Barracuda. Si lors de sa première apparition, il a un visage très soigné, on le reverra plus tard (dans le second tome, pour tout dire) mal rasé, vêtu de tissus plus sombres.

alpacino-blackdogLe capitaine Blackdog est probablement l’un de mes personnages préféré dans Barracuda. Je me suis vraiment amusé en le dessinant. L’idée du bandeau rouge sur l’œil vient de Jean Dufaux. Pour le style de visage, j’ai pensé à Al Pacino (surtout pour la forme des joues et des yeux). J’ai ensuite accentué les rides, les traits, et les sourcils. J’ai volontairement creusé la cicatrice et abimé le visage de ce pirate qui a longtemps navigué. A la barbe blanche en pointe, j’ai fait correspondre un tricorne prenant la même forme vers le haut. J’ai d’ailleurs prolongé une cicatrice dans le tricorne. Ces éléments donnent au capitaine un visage marqué, très graphique. C’est pour cette raison, d’ailleurs, que j’ai voulu me permettre de l’utiliser en couverture d’album.

jeremy_barracuda-1Quand Jean m’a parlé de ce marchand d’esclaves sur notre île de pirates, j’ai songé au visage de Hugh Laurie (qui pourrait très bien jouer le rôle d’un pirate !). Mais bon, je ne voulais pas que l’on repère Dr.House dans Barracuda, j’ai donc modifié les traits de son visage (je l’ai moins allongé) pour aboutir à ceux de Ferrango. Au final, je ne pense pas qu’on le remarque, et c’est mieux ainsi.

Ce système d’influence de visage, je m’en sers pour tous les personnages. Me baser sur un visage existant me permet d’élargir ma palette de traits de visages. Ca me permet de me renouveler, de ne pas toujours dessiner les mêmes têtes.

jeremy_barracuda-3Le cinéma n’est pas ma seule influence. Je suis aussi un aficionado de jeux vidéo. Et un personnage de Barracuda nécessitait un traitement particulier. Il fallait que le lecteur hésite sur le sexe d’un personnage. J’ai alors pensé au travail d’Ayami Kojima, sur la série  Castlevania. Les visages de ses vampires ayant des traits assez ambigus, androgynes, je m’en suis inspiré pour parvenir aux traits de ce/cette Emilio/Emilia.

Jérémy

Images © Jérémy - Dufaux / Dargaud.

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Les entrailles de la création d’une œuvre

Poste le 3 avril 2010 par admin

Une fois n’est pas coutume, ce billet est consacré à un reportage vidéo sur un auteur qu’on ne présente quasi plus : « Naoki Urasawa ».

J’avais découvert son travail milieu des années 90 avec « pineapple army », une histoire qui était en prépublication dans « feu » le magazine Kaméha des éditions Glénat. Histoire sur laquelle il était difficile de se forger un avis, puisque la version française a été avortée à peine après la sortie premier volume.

Depuis, avec des séries telles que « 20th century Boys » ou « Monster » l’auteur a largement conquis le public tant de l’orient que celui de l’occident. Pour les amateurs de bandes dessinées et de manga, ce reportage diffusé sur la NHK (Entreprise publique qui gère les stations de radios et de télévision au Japon) en V.O sous-titrée en français par les responsables du site « la base secrète », vaut la peine d’être vu, pour avoir une idée de la méthode de travail des Mangakas.

Ce documentaire  de 42 MIN est découpé en cinq parties sur youtube. Que ceux qui n’ont pas lu tous les 20th Century Boys, prennent garde, le reportage spoile sur la fin de la série. Bonne vision.  :-)

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Parlote autour de Koryu

Poste le 22 mars 2010 par admin

photo-portrait-couveture

Ce qui est rassurant dans la promotion d’un livre c’est quand on en parle sur la longueur, ça donne l’impression de l’aider à vivre sa vie comme un grand. Cette fois-ci, c’est le site le Graphivore qui m’accorde un entretien dont voici un extrait :

« Quelle BD qui n’est pas de vous auriez-vous aimé dessiner ?

planche-36J’hésite. Il y a « Rêves d’Enfants » de Katsuhiro Otomo qui m’a vraiment plu car le style narratif y est exceptionnel. Je pense d’ailleurs que c’est un livre de chevet de plusieurs auteurs et pas seulement des auteurs de manga parce qu’il arrive à créer une atmosphère et à happer le lecteur dans une chaine narrative assez forte. C’est d’ailleurs l’un des livres qui a lancé sa carrière malgré le fait qu’il n’y a pas vraiment d’intrigues fortes. L’ambiance y est vraiment prenante.

Il y a aussi « Nez Cassé » de Blueberry qui est un album « jusqu’au boutiste » vraiment épatant. Je pense que Giraud lui-même a reconnu dans une interview que c’était un album épatant à dessiner ! Pour tout dire, j’ai été jusqu’à découper chaque planche de l’album et ai par informatique supprimé toutes les couleurs afin d’étudier son encrage. »

extrait-planche

Finalement, cela reste de l’ordre du fantasme. Car avant tout, pour réaliser de tels albums,  il faut en avoir le talent ! De ce côté-là, j’ai encore du travail.

 

Retrouvez l’intégralité de l’interview ICI

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