Encrage, le requiem du crayonné.
Une partie probablement redoutée par beaucoup de dessinateurs, puisque nombreux vous diront que c’est le moment où la spontanéité du trait disparait.
J’ai un niveau d’encrage assez médiocre. Alors que certains auteurs me disent que la couleur directe, est un peu une consécration dans la carrière d’un dessinateur, dans mon cas, la consécration se fera lorsque je réaliserai un album en noir et blanc ! Je rêverais de dessiner des pages dont le trait serait digne d’un Alberto Breccia ou d’un François Schuiten
J’ai déjà une idée qui prêterait le style au récit, mais n’ayant pas encore un niveau de dessin suffisamment abouti, je pense laisser couler encore beaucoup d’encre sous la plume avant de me décider. La couleur directe, a cet avantage de pouvoir dissimuler les carences de dessins, sous des effets de couleurs.
P.S : la semaine dernière, le blog a atteint pour la première fois, la centaine de visites sur une journée (104 pour être précis). Evidemment, c’est un chiffre bien ridicule face à des Boulet et autres bloggeurs/dessinateurs. Je ne suis pas du genre à poster des commentaires sur des blogs très visités pour augmenter mon audience, néanmoins, j’ai revu ma position au sujet du blog de XU Jinglei, actrice chinoise qui comptabilise : 91.000.000 de pages vues quotidiennes!!! Vous avez parfaitement lu, en belge ça donne : « Nonante et un millions de visites quotidiennes », et en français : « Quatre-vingt onze millions ». Dans ces cas là, on se sent minable, et on se dit que même Choco dans les Goonies a plus de classe, lorsque qu’il fait le bouffi-bouffon.
Naïf, je pensais que cette chère XU Jinglei ne verrait pas d’inconvénient à me prêter deux millions de surfeurs pour quelques secondes. Le fair-play n’ayant pas l’air de faire partie de la politique des starlettes asiatique, je me suis donc rapidement fait éjecter des commentaires. Et comme tout bon aigri qui se respecte : je suis persuadé que mes 104 visites sont probablement plus fréquentables que ses 91.000.000.
N’est-ce pas ?





janvier 12th, 2010 at 15:49
Bonjour j’aime bien votre site,
J’ai toujours voulu savoir comment un bédéiste fais son encrage et ensuite comment ils mettent de la couleur et tout, surement qu’on a besoin d’un bon scanner ensuite, pour ne pas perdre les détails quand le tout est numérisé ? Quelle sorte de plume, vous utilisez et papier, comme Franquin, Midam ou Daniel Kox ?
Pourquoi les pros n`utilisent pas la tablette wacom 21ux, et une plume tactile pour faire leur encrage ou crayonne?
Merci d`avance.
janvier 12th, 2010 at 16:38
Cher Jeannin,
Merci de ton passage sur le blog. Tout d’abord, je ne me considère vraiment pas comme une référence dans le domaine de l’encrage. Loin de là même.
Dans mon cas pour Koryu d’Edo, j’ai réalisé les pages noir et blanc sur divers types de papier : Steinbach, Schuller entre 250 et 300g. Pour l’encrage, l’encre “Winsor & Newton” est pour moi la plus facile d’emploi. Pour les outils d’encrage, pinceau (Winsor & Newton séries 7) et plume (sergent major). Si tu veux voir en vrac le matériel que j’emploie, voir le billet du 02 mars 2009: « Déballage des emballages »
Mais pour répondre à ta question, il n’y a pas vraiment de secret pour réaliser une planche à l’encrage. Souvent, les dessinateurs réalisent leur planche au crayon sur une page souvent plus grande que le format du livre (A3-> 21/29,7 cm voir même A2). Ensuite ils encrent sur leurs crayonnés. Après, suivant leurs techniques, ils réalisent les couleurs soit par voie informatique, soit à la main avec des encres de couleurs de type écoline, ou aquarelle. Pour l’encrage c’est suivant la sensibilité de chacun : Plume, Pinceau ou encore des feutres noirs de différentes taille).
Tu peux aller voir des auteurs dont leurs techniques sont plus appropriées dans tes recherches tels que PHILIPPE XAVIER ; Mathieu LAUFFRAY ; ou encore SYLVAIN VALEE.
Côté Wacom, bien des auteurs l’utilisent tel que Bernard YSLAIRE avec son dernier album « le ciel au dessus du Louvre ».
Bien à toi