Posts Tagged ‘Etienne SCHREDER’

La fameuse planche 29

Lundi, février 9th, 2009

 

Ne voyez là rien  de tape à l’œil dans le titre de ce post. La page 29 coupera l’herbe sous le pied des mauvaises langues qui supposent qu’un dessinateur, scénarisant son propre album, se fait systématiquement plaisir dans le dessin. C’est faux !

La planche 29 m’aura donné bien plus de mal que la planche 18 dans son story-board. Au point qu’Etienne Schréder mettra en place le découpage. Comprenons-nous bien, ce n’est pas dans le dessin que j’ai rencontré des difficultés, mais bien dans la disposition visuelle de la narration. Sur le moment,  nous nous demandons ce qui nous a pris d’avoir scénarisé telle ou telle scène. Par la suite, nous nous y prendrons à nouveau d’écrire des pages qui nous feront tourner en bourrique lorsqu’il s’agira de les storyboarder.

La solution donnée par Etienne pour « la fameuse 29″ était de mettre certaines cases en voix-off…Eureka, ça marche !

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Koryu d’Edo, le choix du format carré

Lundi, janvier 19th, 2009

Au départ, je voulais réaliser un livre de 200 pages, format italien couleur directe. Peu d’éditeurs seraient assez fous pour prendre ce risque avec un jeune auteur ; un livre sortant dans un format un peu en marge d’une collection bien précise, signée par un parfait inconnu, aurait fait à mon sens, une œuvre vite oubliée dans un coin de librairie. Après tout, un livre doit exister pour d’autres, que pour son créateur. C’est là que la collection carré intervient. Paul Herman, directeur de la collection, a déjà réalisé le tiers de mes souhaits.

4.000 bandes dessinées sont sorties sur le marché durant l’année 2007, Carrément BD des éditions Glénat m’a semblé idéal pour accueillir « Koryu d’Edo ». A l’heure où la surproduction est de mise, il est important pour des jeunes auteurs comme moi de pouvoir se démarquer.

« Carrément BD » sont de beaux livres avec tissu dos toilé et couche de vernis sur le titre pour le mettre en valeur, mariés à une impression d’excellente qualité. Ce format n’est pas qu’un bel objet, c’est aussi une collection singulière ayant peu de sortie annuelle, qui réserve encore beaucoup de potentiel dans son développement. Sa forme est intéressante, et  de très bons albums sont à y compter, tels que le triptyque Immondys de Daniel Hulet, Dracula d’Hippolyte, ou encore le Vol d’Icare d’Etienne Schréder.

J’ai sollicité Etienne Schréder afin de comprendre ce qui l’avait motivé de s’orienter vers cette collection.

CLIQUEZ-ICI pour lire son témoignage > > >

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Etienne Schréder, parrain de Koryu d’Edo.

Lundi, septembre 15th, 2008

 

J’ai rencontré Etienne Schréder  via Paul Herman, responsable de Glénat Benelux. Je connaissais son travail avec « le vol d’Icare », œuvre qui m’avait fortement impressionné dans son story-board et le traitement du récit. Il est également l’auteur de : « Amères saisons », « la couronne en papier doré », ou encore « Mary, par une nuit de novembre ».

Avant ça, j’avais déjà aperçu son nom en « remerciements » pour son aide précieuse dans divers albums : tel que les tomes 3 et 4 de Sambre pour sa contribution dans la mise en scène et les décors. Ou encore dans l’épisode : « l’étrange rendez vous » de la série Blake et Mortimer.

Si vous demandez qui lui a appris les ficelles du métier, l’homme vous répondra sans hésitation que c’est par François Schuiten qu’il est venu professionnellement à la bande dessinée. Calligraphe exceptionnel, il a également mis en forme le texte « L’écho des cités » des « cités obscures » de Schuiten et Peeters.

Son rôle dans Koryu est très important, il suit l’élaboration de l’album depuis les premières esquisses, il  m’a encouragé et soutenu à foncer dans cette voie. Je lui dois le remaniement des dialogues, qui pour certains étaient trop rigides et mécaniques. Etienne leur à donné plus de chair, rendus plus spontanés et vivants. Lorsque mon story-board est boiteux, il n’hésite pas à me le faire savoir. Sans sa présence sur « Koryu  d’Edo », l’album serait dépourvu d’une certaine humanité.

Pour reprendre une phrase qu’il cite dans CETTE interview lui étant consacré :« La vie d’un homme est surtout faite de rencontres, et certaines comptent beaucoup plus que d’autres »

 

 

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